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Samedi 11 juillet 2009 6 11 /07 /2009 09:43

 

J’ai remarqué, et que ce soit en écriture, en peinture ou en musique … que ce qui sort de l’ordinaire, bien qu’étant exceptionnel, émouvant et magnifique, est très souvent le produit du bouillonnement de la souffrance intérieure.



 

Il en est de même pour les choses les plus drôles. Afin qu’elles retiennent l’attention et fassent éclater de rire ceux qui les regardent, les entendent,  il faut quelles soient le produit d’une autodérision ou d’une amertume profonde.

 

L’humanité s’est chargée d’ironie, dernier rempart avant l’écroulement.

 

Par contre et souvent, le bonheur n’engendre que peu d’exposition de douceur, de tendresse, le tout étant très pudique et très timide !

 

Le manque crée t-il le besoin ? Le besoin l’imaginaire ? Avant qu’il ne devienne souffrance et explose à la face de tous ?

D’où les vieux dictons  …

« Pour vivre heureux… »  ou encore  «  Le bonheur  n’a pas d’histoire ».

 

Et combien d’autres du même genre.

 

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Recommander - Par Jeannette Insurgé - Publié dans : Tranche de vie
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Commentaires

C'est bien un état de spleen qui permet aux auteurs de faire exploser leut talent; Pourquoi ? qui le sait. Le bonheur peut aussi faire exploser mais c'est plus rare. La corde émotion sst aussi mieux perçu aujourdh'ui que la légèreté et le rire. Et pourtant bien qu'on éveille mieux nos sens a la douleur qu'au bonheur inaccessible, le rire devrait être une thérapie. Mais quand rit-on de nos jours ?
Commentaire n°1 posté par Paul Lenz le 11/07/2009 à 11h07

Pertinentes, vos remarques !  Dans une belle et sobre écriture.

Le bonheur, on « se » le garde…
Il est d’ailleurs souvent si éphémère qu’on ne trouverait guère le temps d’en parler ! Le malheur, quand on peut le partager, nous semble alors moins lourd à supporter. Ce sont simplement des comportements psychologiques.

Quant à l’ironie, c’est aussi, dans le domaine de la communication, une attitude qui « relativise » l’objet du partage. Ce peut être effectivement un rempart : on se protège par cette figure de style, comme si l’on veut laisser entendre que le propos n’est pas à prendre au pied de la lettre. Pas forcément lié, me semble-t-il, à un « écroulement », finitude que je crois comprendre dans une perspective  nihiliste de l’ « après-mort ».

Il est évident que tout manque crée un besoin, comme le vide nécessite d’être comblé !

Mais heureusement, l’Homme éprouve tour à tour ces sentiments et s’adapte assez spontanément aux situations qu’il rencontre. 
Commentaire n°2 posté par JEAN BISSON le 11/07/2009 à 13h49

Voici Jeannette comment j'ose interpréter le bonheur... Le bonheur n'est qu'une façon d'entrevoir les choses les plus simples... D'abord savoir intercepter ce qui sous le masque de la simplicité peut rendre heureux... Mais, vous connaissez ma façon de penser... Ce qui n'abolit malheureusement pas la souffrance des mauvais jours mais ce petit peu de bonheur peut les adoucir  alors pourquoi ne pas en parler et l'écrire. Amitié . Chrys

Commentaire n°3 posté par Chrys Demange le 12/07/2009 à 11h01
Le bonheur c'est aussi tous ces petits plaisirs que nous sommes amenés à rencontrer chaque jour  et dont on a pas forcément conscience,comme l'écrit si bien Philippe Delerm dans "la première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules" , en lire quelques pages  avant de m'endormir c'est mon petit bonheur à moi quand la journée fut difficile ,c'est vrai ce sont ces moments furtifs qui nous permettent de profiter de la vie , difficile de les décrire ils font partie de notre quotidien ,mais quand on arrive à les savourer ,alors là , c'est autre chose....
Commentaire n°4 posté par Marilyn le 12/07/2009 à 15h08
Affirmatif Madame, le manque crée le besoin, celui qui a tout en veut toujours plus. Celui qui n'a rien se contente de ce qu'il a. Le petit plus fera sa joie. Un phénomène humain en quelque sorte.
Il en va de même pour la création bien souvent issue du manque et de la souffarnce. C'est aussi un moyen d'appeler au secours sans pour autant engendrer la pitié.


amicalement

Horacle
Commentaire n°5 posté par Horacle le 21/07/2009 à 21h42
Moi, je n'aime pas trop ce que maman écrit lorsqu'elle est triste! C'est beau, mais je la préfère gaie que déséspéré et amer...Mais c'est vrai que la souffrance est une grande source d'inspiration! Bisous
Commentaire n°6 posté par Lou le 30/07/2009 à 21h03

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