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J’ai remarqué, et que ce soit en écriture, en peinture ou en musique … que ce qui sort de l’ordinaire, bien qu’étant
exceptionnel, émouvant et magnifique, est très souvent le produit du bouillonnement de la souffrance intérieure.
Il en est de même pour les choses les plus drôles. Afin qu’elles retiennent l’attention et fassent éclater de rire ceux qui les regardent, les entendent, il faut quelles soient le produit d’une autodérision ou d’une amertume profonde.
L’humanité s’est chargée d’ironie, dernier rempart avant l’écroulement.
Par contre et souvent, le bonheur n’engendre que peu d’exposition de douceur, de tendresse, le tout étant très pudique et très timide !
Le manque crée t-il le besoin ? Le besoin l’imaginaire ? Avant qu’il ne devienne souffrance et explose à la face de tous ?
D’où les vieux dictons …
« Pour vivre heureux… » ou encore « Le bonheur n’a pas d’histoire ».
Et combien d’autres du même genre.
Pertinentes, vos remarques ! Dans une belle et sobre écriture.
Le bonheur, on « se » le garde…
Il est d’ailleurs souvent si éphémère qu’on ne trouverait guère le temps d’en parler ! Le malheur, quand on peut le partager, nous semble alors moins lourd à supporter. Ce sont simplement des comportements psychologiques.
Quant à l’ironie, c’est aussi, dans le domaine de la communication, une attitude qui « relativise » l’objet du partage. Ce peut être effectivement un rempart : on se protège par cette figure de style, comme si l’on veut laisser entendre que le propos n’est pas à prendre au pied de la lettre. Pas forcément lié, me semble-t-il, à un « écroulement », finitude que je crois comprendre dans une perspective nihiliste de l’ « après-mort ».
Il est évident que tout manque crée un besoin, comme le vide nécessite d’être comblé !
Mais heureusement, l’Homme éprouve tour à tour ces sentiments et s’adapte assez spontanément aux situations qu’il rencontre.Voici Jeannette comment j'ose interpréter le bonheur... Le bonheur n'est qu'une façon d'entrevoir les choses les plus simples... D'abord savoir intercepter ce qui sous le masque de la simplicité peut rendre heureux... Mais, vous connaissez ma façon de penser... Ce qui n'abolit malheureusement pas la souffrance des mauvais jours mais ce petit peu de bonheur peut les adoucir alors pourquoi ne pas en parler et l'écrire. Amitié . Chrys
Il en va de même pour la création bien souvent issue du manque et de la souffarnce. C'est aussi un moyen d'appeler au secours sans pour autant engendrer la pitié.
amicalement
Horacle